L’influence du sommeil sur votre condition physique

Il serait bien faux de penser qu’on ne s’entraine qu’au moment où l’on revêt notre tenue de sport, et que l’on commence l’échauffement. Bien au contraire, notre hygiène de vie influence grandement nos capacités physiques, et en tout premier lieu notre alimentation et notre sommeil. 

En effet, c’est pendant notre sommeil que notre corps assimile les exercices, et que notre organisme tout entier se met au travail pour s’adapter au mieux aux conditions parfois difficiles auxquelles il est exposé. 

De ce fait, il faut porter autant d’attention à la préparation d’une bonne nuit qu’à celle d’une bonne séance d’entrainement. Et si l’on ne peut pas toujours contrôler exactement la qualité de notre sommeil ou celle de nos performances, il est tout du moins fortement conseillé de faire en sorte de réunir toutes les conditions possibles à leur bon déroulement.

Chacun ses habitudes

Certaines personnes peuvent bien fonctionner avec peu ou pas de sommeil, tandis que d’autres ressentent davantage les effets d’une nuit trop courte. Certains peuvent avoir besoin de certaines substances comme le café, les boissons énergisantes et le thé pour leur donner de l’énergie. Mais devenir dépendant de ces choses à long terme n’est peut-être pas idéal, surtout si vous êtes un grand amateur de fitness car le sommeil et l’exercice sont deux éléments clés d’un mode de vie sain. 

Qu’est-ce qu’une bonne nuit de sommeil ?

Une nuit de sommeil se compose d’une succession de cycles de 90 minutes environ, chaque cycle étant lui-même découpé en 3 phases successives : sommeil léger, sommeil profond, et sommeil paradoxal. Il est généralement considéré qu’une nuit « normale » dure environ 8 heures. Cela correspond donc à 5 cycles de sommeil. 

Le sommeil léger correspond à 2 phases : celui de l’endormissement, et du sommeil confirmé. L’endormissement dure une dizaine de minutes. C’est la phase durant laquelle votre cerveau, dont l’activité cérébrale diminue lentement, envoie des ondes alpha à votre corps, pour lui signifier qu’il est temps de dormir. Durant cette phase, votre tonus musculaire diminue lui aussi graduellement, et vos muscles se détendent. S’il vous arrive d’avoir l’impression de « tomber du lit », c’est que vous êtes dans cette phase. 

Vient alors la phase du sommeil confirmé. On rencontre souvent l’expression non-REM (non Rapid Eye Movement) pour parler de ce stade, par opposition au sommeil paradoxal, appelé lui « Rapid Eye Movement ». Cette expression est par ailleurs très significative, puisqu’elle désigne parfaitement ce stade du sommeil où l’on peut voir les yeux s’agiter sous les paupières, indicatif fidèle de votre activité cérébrale. 

Sommeil paradoxal, sommeil sportif !

Le dernier cycle, qui représente tout de même 50% de votre nuit, est le sommeil paradoxal. Il se caractérise notamment par une activité cérébrale presque similaire à celle que l’on observe à l’éveil, paradoxe qui lui a donné son nom. C’est durant cette phase que nous faisons la plupart de nos rêves, et que ces derniers deviennent cohérents. Mais surtout, c’est durant le sommeil paradoxal que les apprentissages de la journée sont revisités par notre cerveau, lequel revoit, grâce à la mémoire musculaire, tous ces gestes nouveaux et complexes que les sportifs se sont efforcés de pratiquer à la perfection durant le jour. De la même façon, c’est durant le sommeil paradoxal qu’un étudiant rêvera ses leçons sans même s’en rendre compte, ou qu’un musicien entendra tourner en boucle telle ou telle gamme. Dès lors, il devient évident que dormir, c’est déjà s’entrainer !

Mais ce n’est pas tout, puisque c’est durant le sommeil que vos muscles vont s’adapter. En effet, le repos va permettre aux cellules musculaires de se régénérer, et de reconstituer le stock d’énergie nécessaire pour les futurs entrainements.

Sommeil et performance

Si vous n’êtes pas ou peu actif pendant votre journée, vous n’aurez peut-être pas besoin de dormir autant que le sportif. Lorsque vous menez une vie active, votre corps a désespérément besoin de repos pour travailler au maximum de ses capacités. Si vous effectuez des entraînements intenses, vous aurez peut-être besoin de plus de 8 heures pour récupérer efficacement en vue du prochain entraînement.

De plus, la phase de récupération est cruciale pour qu’un programme de sport donne des résultats.

C’est pourquoi vous devez faire attention à la durée et la qualité de votre sommeil.

Combien d’heures un sportif doit-il dormir pour récupérer ?

C’est la grande question. Pourtant, autant le savoir tout de suite : il n’y a aucune réponse précise. Car face au sommeil comme face à l’effort, nous sommes tous très différents, et ici la génétique tient une grande place. 

Ce que l’on peut dire néanmoins, c’est que sportif ou non, dormir moins de 7 ou 8 heures est déconseillé pour la plupart d’entre nous. 

Il serait bon en revanche d’éviter les entrainements trop tard le soir, puisque cela pourrait retarder votre endormissement à cause de l’augmentation de la température de votre corps. Or retarder le moment de s’endormir vous ferait perdre les précieux instants du sommeil léger lui aussi très réparateur, et pourrait dérégler votre rythme de sommeil.

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